Fondement

Le Réseau des Associations de Quartier du Grand Casablanca  Spécial


Le RESAQ a été constitué lors de l’assemblée générale du 28 décembre 2003 à laquelle ont pris part 130 activistes associatifs, dont 38 femmes, représentant 48 associations dont la majeure partie provient des quartiers de Casablanca.

C’est le résultat d’un travail mené depuis 1999, par des militants associatifs provenant d’associations de quartier qui parviendront progressivement parviendront avec les populations (ateliers participatifs) des différents quartiers et communes à établir un état des lieux du tissu associatif de quartiers et de définir une stratégie de structuration. Dés sa création et s’inscrivant délibérément dans une perspective de participation à la démocratisation de la société, l’établissement de l’état de droit et de promotion du développement durable, le Résaq s’est fixé comme objectif d’identifier des noyaux forts d’associations démocratiques de quartier et de renforcer leurs capacités de proposition, de négociation et d’intervention, et d’assurer la jonction avec les tissus associatifs d’autres villes ainsi que du monde rural. La démarche du Résaq repose sur les concepts suivants: 1. L’établissement d’une démocratie au Maroc passe par une appropriation de la gestion des affaires des quartiers par les citoyens et citoyennes qui apprennent et construisent ensemble le fonctionnement de la démocratie. 2. L’association de quartier est l’outil qui permet aux populations d’apprendre le fonctionnement démocratique et la gestion de la question publique locale. Elle est en outre le cadre de formation et d’émergence de nouvelles élites populaires appelées à entrer en interaction avec les élites classiques associatives ou partisanes ainsi qu’avec les institutions publiques et même à leur fournir de nouveaux cadres. 3. De ce fait le travail de proximité est conçu comme étant le travail d’éducation populaire que réalise une association dans un territoire réduit (pour bien maîtriser ses objectifs), avec la population de ce territoire, et dont les membres sont eux-mêmes issus de ces populations. 4. Une association de quartier ne peut participer activement au développement local que si elle est apte à se fédérer avec les autres associations de quartier avec lesquelles elle partage le même territoire d’intervention. Dans ce cadre le Résaq utilise la notion de « dynamiques locales » pour exprimer la réalité que représente l’éclosion de réseaux locaux.

 

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